Reconversion professionnelle, et si vous envisagiez le e-commerce ?

Faire sa reconversion professionnelle dans le e-commerce

Autrefois, lorsqu’on entrait dans une entreprise, c’était – presque – pour la vie. Aujourd’hui cette stabilité qui faisait encore il y a quelques années figure de Graal séduit de moins en moins de travailleurs. Les carrières aux allures de longs fleuves tranquilles ont disparu du paysage et les virages professionnels se font de plus en plus nombreux.

Qu’ils se fassent à la suite de la perte d’un emploi ou qu’ils naissent d’un désir profond de changer de vie, ces changements de cap professionnels en mènent plus d’un vers l’aventure entrepreneuriale. Idéale pour ceux qui souhaitent se challenger, retrouver une forme de liberté et de créativité, le statut d’indépendant fait de plus en plus d’adeptes. Si le champ des possibles est bien évidemment très large, le numérique s’impose tout particulièrement en opportunité à saisir. Devenir entrepreneur est votre projet numéro 1 pour 2021 ? Et si vous envisagiez le e-commerce ?

Afin de vous épauler dans votre nouvelle vie professionnelle, découvrez comment opérer une reconversion professionnelle dans le numérique et plus particulièrement dans le e-commerce.

Prenez le temps de réfléchir à votre projet et posez-vous les bonnes questions

Un changement de vie professionnelle peut-être aussi galvanisant qu’effrayant. Passer du salariat à l’entrepreneuriat est excitant, mais cela signifie aussi se lancer vers l’inconnu. C’est pourquoi il est important de bien prendre le temps de poser votre projet à plat et de vous poser les bonnes questions. La première, la plus importante : que souhaitez-vous faire ? Pour vous aider à répondre à cette question, vous pouvez commencer par décider de ce que vous ne souhaitez plus faire. Il est en général plus simple de savoir avec certitude ce qui ne nous convient plus et ce qu’on ne veut plus vivre et c’est un bon moyen de dessiner les contours d’un nouveau projet.

Lecture conseillée : découvrez nos conseils pour trouver votre voix et vous lancer dans un nouveau travail à domicile

Il est ensuite essentiel de bien visualiser vos points forts et vos points d’amélioration. Pour y parvenir de façon vraiment objective, vous pouvez en discuter avec vos anciens collègues ou vos proches, mais il peut également être intéressant et très utile de faire un bilan de vos compétences.

Renseignez-vous sur les opportunités du marché et partez à la rencontre de l’écosystème

Définir un projet et se lancer dans un nouvel univers professionnel nécessite une bonne connaissance des opportunités qu’offre le marché et de son écosystème. Voici trois façons de mieux appréhender votre reconversion professionnelle dans le numérique.

1. Suivez des formations en ligne

Les formations en ligne sont un très bon moyen de vous familiariser avec le numérique et le e-commerce. Il en existe une multitude et certaines de ces formations peuvent être payantes ou gratuites. Pour trouver celle qui vous conviendra le mieux, tournez-vous vers des organismes qui accompagnent les entrepreneurs au travers de programmes motivants et formateurs. C’est le cas notamment de :

  • Diversidays, une association qui a à cœur de rétablir l’égalité des chances dans les carrières et l’entrepreneuriat dans le secteur du numérique. Au travers de deux programmes, un premier dédié aux entrepreneurs et un second aux demandeurs d’emploi, Diversidays a déjà accompagné 1000 futurs acteurs du numérique.
  • Goldup, une communauté en ligne qui aide les femmes à entreprendre et à faire grandir leur business. Goldup propose deux types de formations ; le Bootcamp « pour se lancer à fond » pendant 5 demi-journées et l’Abonnement « pour se motiver en continu » sous forme de sessions d’entraide et de workshops chaque mois.
  • Les Digiteurs, offre digitale proposée par la CCI Île-de-France, accompagnent les TPE et PME dans leur transformation numérique à l’aide de formations en e-commerce, e-réputation, e-marketing et e-performance.

Lecture conseillée : découvrez le portrait de 5 femmes qui ont fait le choix d’entreprendre.

  • Shopify Campus, des formations gratuites d’une heure par jour pendant une semaine sous forme de 5 webinaires pour apprendre à digitaliser votre commerce avec la création de votre boutique Shopify, mais également apprendre à développer votre présence en ligne et multiplier vos ventes.Pour aller plus loin dans votre recherche de formations, découvrez 7 formations en ligne gratuites pour créer votre boutique

2. Participez à des événements sur des thématiques liées à votre futur domaine

Il existe un grand nombre d’événements autour du numérique qui peuvent s’avérer être de belles opportunités pour en apprendre plus sur votre future activité et rencontrer des acteurs de votre secteur. Parmi ses événements, l’un d’entre eux fait figure d’incontournable, il s’agit du Salon des entrepreneurs qui devient en 2021 Go Entrepreneurs et qui, par la même occasion, s’offre une seconde jeunesse en se digitalisant un peu plus pour sa prochaine édition.

En plus des grandes rencontres à Paris et dans les métropoles régionales, Go Entrepreneur vous propose d’intégrer un groupe privé sur Facebook pour permettre à chacun de partager et de se nourrir de contenus exclusifs (interviews de personnalités influentes, témoignages, replays, etc.).

Par ailleurs, des événements comme la Ecommerce Xperience de E-commerce Nation vous offrent l’opportunité d’en apprendre plus sur le secteur du e-commerce. Organisé sur une journée entière, Ecommerce Xperience vous permet d’assister à des webinaires en ligne abordant des thématiques importantes, au centre des préoccupations des E-commerçants. Cette journée de conférences digitale est, en plus, totalement gratuite.

UN COURS MAGISTRAL DE MARKETING PAR EMINEM

par James Altucher 2 décembre 2020

En 2002, j’étais en route pour aller voir le gérant d’un hedge fund dans l’espoir d’obtenir de l’argent de sa part. J’avais deux heures de retard. C’était avant les GPS et je n’avais pas de téléphone portable. J’étais totalement perdu. Si vous n’avez jamais conduit dans le Connecticut, vous devez savoir une chose : toutes les routes sont parallèles et elles ont toutes le même nom. Et toutes les villes ont le même nom.

Je sais que ça n’a pas de sens. Mais conduisez dans cet État et vous verrez ce que je veux dire. En plus, leurs ordinateurs ne fonctionnent pas. Malgré toutes mes tentatives, je n’arrive toujours pas à me débarrasser de mes amendes impayées contractées dans le Connecticut.

J’avais deux heures de retard et j’écoutais Lose Yourself [NLDR : littéralement, perds-toi] d’Eminem, encore et encore. Peut-être qu’inconsciemment, je faisais exprès de me perdre. Je ne sais pas.

Mais j’ai continué à penser que je n’avais qu’une seule chance et que j’allais la perdre parce que je ne serais jamais arrivé à destination.

Finalement, j’y suis arrivé. Le gérant du hedge fund était habillé tout en rose. Sa maison était immense. Peut-être 2 000 mètres carrés. Son cuisinier nous a servi un super repas. Je l’avais fait attendre deux heures pour manger. Et en plus, à l’époque, il avait le cancer. J’étais très gêné.

Ensuite, nous avons joué aux échecs, c’était très amusant, puis il m’a fait visiter la maison. Dans l’une des chambres, il y avait une collection de jouets datant de 1848. Il avait un terrain de squash à l’intérieur de sa maison. Il y avait une autre pièce avec des artéfacts étranges, comme par exemple des manuscrits de Lennon et McCartney où étaient griffonnées les paroles de la chanson Hey Jude. Sur un autre manuscrit, on trouvait la déclaration officielle de Ted Kennedy au commissariat de police, après avoir raconté l’incident du Chappaquiddick qui réduisit à néant ses chances de devenir un jour président.

En fin de compte, j’ai réussi à obtenir des fonds de sa part, et une nouvelle vie a débuté pour moi.

Mais ce n’est pas la raison pour laquelle j’évoque Eminem. La chanson Lose Yourself est issue du film 8 Mile. Bien que je le recommande, vous n’avez pas besoin de le voir pour comprendre ce dont je vais parler ici. Je vais vous dire tout ce que vous avez besoin de savoir.

Eminem est un génie du marketing et un grand compétiteur, et il le montre dans une scène du film. Ce passage vous montre tout ce qu’il y a à savoir sur le marketing, les biais cognitifs, et la meilleure stratégie pour battre son concurrent.

Tout d’abord, voici ce que vous devez savoir sur le film.

Eminem est pauvre, sans statut social, un Blanc qui vit dans une roulotte. Il se fait tabasser, cumule les jobs pourris, se fait trahir, etc. Mais il vit pour le rap et a l’espoir de s’en sortir coûte que coûte.

Dans la première scène, on le voit participer à un “combat” de rap contre un autre rappeur, et il a un blocage. Il abandonne sans dire un mot. Dès lors, il est considéré durant le film comme quelqu’un qui craque sous la pression et qui est condamné à l’échec.

Jusqu’à ce qu’il se choisisse lui-même.

La scène que je vais vous décrire et ensuite analyser pour vous est le combat final du film. Il est le seul Blanc et tous les spectateurs sont Noirs. Il va combattre contre le champion, celui que tout le monde adore.

Et il gagne le combat. Je vais vous montrer comment, grâce à ses techniques, VOUS pouvez gagner contre tous vos concurrents. Ce qu’utilise Eminem pour remporter la victoire…

Après avoir gagné, Eminem aurait pu faire tout ce qu’il voulait (dans le film). Il aurait pu gagner n’importe quel combat. Il aurait même pu combattre chaque semaine. Mais il décide de partir parce qu’il veut faire son propre truc. Il se choisit lui-même. Le film est une autobiographie. Et 300 millions d’albums vendus plus tard, il est le rappeur qui a le mieux réussi de l’Histoire.

En mettant pour l’instant son talent de côté (on suppose que les deux adversaires ont autant de talent l’un que l’autre), Eminem utilise une série de biais cognitifs pour remporter le combat.

Le cerveau humain, dans sa forme actuelle, a mis 400 000 ans à se développer. En fait, on peut dire que lorsque le cerveau était surtout utilisé pour survivre dans des situations de vie nomade, les humains avaient des QI plus élevés qu’aujourd’hui. Mais il est important de savoir que depuis, le cerveau a développé de nombreux biais, des sortes de réflexes de survie.

Par exemple, accorder immédiatement plus d’importance aux nouvelles négatives et en donner moins aux nouvelles positives est un biais couramment constaté. La raison est simple : si vous étiez dans la jungle et que vous voyiez un lion à votre droite et un pommier à votre gauche, vous feriez mieux de ne pas faire attention au pommier et de courir aussi vite que possible pour échapper au lion. Cela s’appelle le biais de négativité et les médias survivent aujourd’hui grâce à lui – ils exploitent de manière très explicite ce biais de la nature humaine.

Par conséquent, ces biais sont utilisés dans presque toutes les campagnes marketing, dans les films, les journaux, dans les relations… Dans tout. Presque toutes nos interactions sont dominées par des biais, et les comprendre peut se révéler être d’une grande aide lorsque nous souhaitons nous interroger sur notre manière de penser.

LES BIAIS DE L’INTRA-GROUPE

Sa première phrase :

Now everybody from the 313, put your mother****ing hands up and follow me.

Comprenez : “Tous ceux qui viennent du 313, mettez vos put*** de mains en l’air et suivez-moi.”

Le nombre 313, c’est le code postal de Détroit. Pas juste de Détroit. Mais du Détroit de la classe ouvrière, du Détroit Noir, d’où tous les spectateurs de la battle et Eminem sont originaires.

Alors il balaie tout de suite le biais de l’extra-groupe que pourrait lui causer sa couleur de peau, et il change la donne en opposant ceux qui viennent du 313 et ceux qui ne viennent PAS du 313.

Puis : “Mettez vos put*** de mains en l’air et suivez-moi.”

Tout le monde commence à mettre ses mains en l’air sans réfléchir. Ils suivent et adhèrent maintenant à Eminem.

CASCADE DE DISPONIBILITÉ

Le cerveau a tendance à croire davantage aux choses quand elles sont répétées, qu’elles soient vraies ou pas. Cela s’appelle une cascade de disponibilité. Il y a une cascade d’informations qui vous est délivrée, et ces informations disent la même chose, alors vous avez envie d’y croire. Car cela doit être vrai.

On constate qu’Eminem répète la première phrase. Après l’avoir fait, il n’a même plus besoin de dire “suivez-moi” : le public le suit déjà et est sous son contrôle. Alors il dit “Regardez, regardez” parce qu’il est sur le point de leur montrer qui est l’ennemi. Il est en train d’établir le prochain biais cognitif…

LE BIAIS DE DISTINCTION OU BIAIS D’EXTRA-GROUPE

Les cerveaux ont tendance à considérer que deux choses sont très différentes quand elles sont évaluées en même temps, beaucoup plus que quand elles sont évaluées séparément.

Eminem veut que son adversaire, Papa Doc, soit évalué immédiatement comme appartenant à un autre groupe, même si, en réalité, tous font partie du même groupe et ont les mêmes centres d’intérêt, etc.

Ensuite :

Now while he stands tough, notice that this man did not have his hands up.

“Alors, il fait le dur, mais notez qu’il n’a pas levé les mains.”

En d’autres termes, Papa Doc a beau être noir, comme tout le public, il n’est plus “dans le groupe” qu’Eminem a défini et dont il a pris le contrôle : le groupe des gens du 313. Il a complètement déplacé la question de l’ethnicité vers la question de la provenance.

LE BIAIS DE L’AMBIGUÏTÉ

Il ne prononce pas le nom de Papa Doc. Il dit “il”. En d’autres termes, il y a d’un côté le groupe du 313 dont tous les spectateurs font partie, et, de l’autre cet homme désormais ambigu.

Regardez un débat présidentiel. Un candidat donne rarement le nom de son opposant. À la place, il dira sans doute : “Mon opposant pense peut-être X, mais nous savons bien, nous, que Y est mieux.”

Lorsque le cerveau commence à percevoir de l’ambiguïté chez quelqu’un, il se perd, et ne peut choisir dans le sens de cette ambiguïté. Alors la personne sans ambiguïté gagne.

LE BIAIS DE LA CRÉDIBILITÉ

Parce que le cerveau veut prendre des raccourcis, il sélectionne le plus souvent les informations fournies par les gens d’autorité plutôt que celles fournies par ceux qui sortent de nulle part.

Par exemple, si une personne qui étudie à Harvard venait vous dire qu’il va pleuvoir aujourd’hui et qu’une autre personne lambda vous disait qu’il va faire beau, vous serez sans doute plus enclin à croire la personne qui étudie à Harvard.

Eminem utilise subtilement ce biais deux phrases plus loin. Il dit:

ne, two, three, and to the four

“Une, deux, trois, et vers le quatre.”

C’est une phrase sortie tout droit de la première chanson de Snoop Dogg avec Dr Dre, Nuthin’ But a G Thang. C’est la première phrase de la chanson et peut-être l’une des paroles de rap les plus connues de tous les temps.

Et dans ce combat de rap, Eminem s’associe directement aux rappeurs les plus célèbres, Dr. Dre et Snoop Dogg, en reprenant leur phrase.

Il utilise ensuite à nouveau la cascade de disponibilité en disant : One Pac, two Pac, three Pac, four.

Il reprend donc cette phrase à nouveau, mais en y ajoutant “Pac” cette fois-ci, pour faire référence au rappeur Tupac.

Il s’est maintenant associé à trois des plus grands rappeurs de tous les temps, le tout dans un petit combat à Détroit.

INTRA-GROUPE/EXTRA-GROUPE

Eminem pointe du doigt des gens au hasard dans la foule, et il leur dit : “Tu es Pac, il est Pac”, pour les associer à lui et à ces grands rappeurs.

Puis il pointe du doigt son adversaire, fait un geste pour faire comme si sa tête avait été coupée, et dit : “You’re Pac, NONE.” (“Tu es Pac, EN RIEN.”). Cela veut dire que Papa Doc n’a pas d’héritage, pas de crédibilité, à la différence d’Eminem et de la foule.

FAITES LA LISTE DES OBJECTIONS

Toute personne qui travaille dans le marketing direct ou dans la vente connaît cette technique utilisée par Eminem.

Lorsque vous vendez un produit – ou que vous vous vendez vous-même – la personne ou le groupe à qui vous vendez va donner des contre-arguments attendus. Ils connaissent ces objections, et vous connaissez ces objections. Si vous n’y répondez pas, et s’ils ne vous demandent pas d’y répondre, alors ils ne vont pas acheter le produit. S’ils vous demandent d’y répondre avant que vous les ayez abordées, alors vous semblerez vouloir cacher quelque chose et vous leur aurez fait perdre du temps en les obligeant à les aborder.

Donc une technique de vente efficace implique d’aborder toutes ces objections en amont.

Eminem le fait avec dextérité dans les lignes suivantes.

Il dit :

I know everything he’s got to say against me

“Je sais déjà tout ce qu’il a à dire contre moi.”

Et puis, il les évoque un par un :

I am white, I am a fuckin’ bum;

I do live in a trailer with my mom;

My boy Future is an Uncle Tom;

I do got a dumb friend named Cheddar Bob

Who shoots himself in the leg with his own gun;

I did get jumped by all six of you chumps.

“Je suis blanc et je suis un putain de paumé ;

J’habite dans une roulotte avec ma mère, c’est vrai ;

Mon ami Future c’est l’Oncle Tom ;

J’ai un ami débile du nom de Cheddar Bob

Qui se tire une balle dans la jambe avec son propre flingue,

Et j’ai bien été tabassé par 6 d’entre vous.”

Et ainsi de suite. Il en rajoute encore plus. Et à la fin de la liste, il ne reste plus de critiques qu’on puisse lui faire. Il les a déjà toutes abordées et les a rendues caduques.

Dans un combat de rap (ou dans une vente), si vous donnez une réponse à toutes les questions que votre interlocuteur pourrait formuler, alors il n’a plus rien à dire. S’il n’a plus rien à dire, alors le public, ou le client potentiel, sera conquis.

Regardez les lettres de marketing direct que vous recevez par mail. Sur des pages et des pages, elles s’attachent à apporter des réponses aux objections que vous pourriez formuler. C’est l’une des techniques de vente les plus importantes.

LE BIAIS DE L’HUMOUR

Eminem garde le meilleur pour la fin.

“Mais je sais quelque chose à ton sujet”, dit-il avec les yeux rivés sur Papa Doc.

Il le chante d’un ton enjoué, pour mettre en valeur ce passage, et le rendre drôle. C’est ce qu’on appelle le biais de l’humour. Les gens se souviennent davantage des choses qui sont dites avec humour que des choses sérieuses.

EXTRÊME DIFFÉRENCIATION DE GROUPE

 “Tu es allé à Cranbrook.”

Et Eminem se tourne vers le groupe 313, créant un effet emphatique alors qu’il s’apprête à leur dire ce qu’est Cranbook.

“C’est une école privée.”

BOUM ! Désormais, le public ne peut absolument plus se ranger du côté de Papa Doc. Et Eminem va enfoncer le clou.

“Son vrai nom c’est Clarence… Et les parents de Clarence forment un très beau couple de mariés.”

BOUM et BOUM ! Deux choses de plus séparent Papa Doc de la foule. C’est un intello, qui vient d’une bonne école, et ses parents sont toujours ensemble. Contrairement sans doute à la majorité des personnes présentes dans la salle, Eminem compris. Pas étonnant que Papa Doc n’habite pas dans le 313.

BIAIS DE LA CRÉDIBILITÉ (UNE NOUVELLE FOIS)

Eminem commence une phrase, “parce qu’ici, on n’est pas…” et le public entonne avec lui :

“Escrocs à moitié !”

Ils finissent sa phrase parce qu’ils connaissent très bien cette citation : elle fait partie des paroles d’une chanson de Mobb Deep, un autre groupe de rap de la Côte Est très connu (Eminem a maintenant revendiqué l’héritage de la Côte Est et de la Côte Ouest).

Et en faisant dire à la foule “escrocs à moitié”, Eminem montre une nouvelle fois que lui et le public font partie du même groupe tandis qu’à la fin du combat, Clarence va rentrer chez ses parents.

LA RARETÉ

La musique s’arrête, ce qui veut dire qu’Eminem doit s’arrêter et laisser le micro à Papa Doc.

Mais il ne joue pas le jeu. Il dit, en gros : “J’ai pas envie de gagner. Je me barre.”

Il veut jouer sur le manque. Après être parvenu à remporter l’adhésion totale de son public, il refuse ce qu’ils ont à lui offrir. Il crée le manque en disant qu’il s’en va. Peut-être qu’il ne reviendra jamais. Réduisez votre disponibilité (votre offre) pendant que la demande grimpe, et qu’arrive-t-il ? La valeur grimpe.

C’est la base de l’économie.

Eminem a tellement dominé le combat que, dans un ultime retournement de situation, c’est Papa Doc qui a un blocage. En fait, il n’a pas tout à fait un blocage ; il n’a plus rien à dire. Eminem a déjà tout dit à sa place. Papa Doc ne peut pas formuler de critiques à Eminem parce qu’Eminem a déjà répondu à toutes ces objections. Tout ce qu’il peut faire, c’est se défendre, mais c’est un aveu de faiblesse. Et il a tellement été mis à l’écart du groupe 313 qu’il n’a plus de porte d’entrée.

Il ne reste tout simplement rien à dire. Eminem l’emporte.

Et que fait Eminem de cette victoire ? Il pourrait en faire ce qu’il veut.

Mais il quitte toute cette sous-culture. Il s’en va à la fin du film en laissant derrière lui ce pourquoi il s’est battu.

Il va se choisir lui-même et aller à la rencontre de son succès. Et il ne va plus se baser sur les réactions éphémères des combats de rap à Détroit.

Il a vendu 220 millions d’albums dans le monde. Il a découvert et produit 50 Cent (un autre bel exemple de ma philosophie se choisir soi-même), qui a vendu lui aussi des centaines de millions d’albums.

N’est-ce pas un peu fou d’analyser une chanson de rap afin d’en tirer des idées pour s’améliorer dans la vente et la communication ? Je ne sais pas. Dites-moi !

Les 5 Choses Que Font Les Personnes Chanceuses

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Je crois en la chance. Je crois aussi qu’il faut travailler dur et être exceptionnel, bien sûr. Mais il y a une petite partie de magie, à laquelle on accède lorsque tous les éléments sont bons, qui ne peut être attribuée qu’au hasard. Au hasard ou à un coup de chance ou au destin. Appelez ça comme vous voulez. Croire en la chance signifie que vous reconnaissez qu’il y a un élément de votre vie et de votre travail sur lequel vous n’avez aucun contrôle. C’est un moyen de s’émanciper, de se libérer, et cela ressemble à un jeu.

Certaines personnes semblent toujours être du bon côté de la chance. Elles sont chanceuses ou favorisées d’une certaine manière. Si vous le leur demandez, elles pourraient vous indiquer de bonnes décisions ou citer une phrase comme celle de Samuel Goldwyn : « Plus je travaille dur, plus j’ai de la chance ». Mais en réalité, la chance est un système que tout le monde peut appliquer, pour en récolter les fruits encore et encore.

Voici les cinq habitudes des personnes chanceuses, et comment vous pouvez les utiliser.

Être volontaire 

Plus vous achetez de tickets de loterie, plus vous avez de chances de gagner. Les gens que nous considérons comme chanceux ont tendance à s’investir plus que la plupart. Ils trouvent du réconfort dans l’inconfort. Cela signifie qu’ils gagnent plus d’opportunités. Bien sûr, ils perdent aussi beaucoup de temps. Mais à mesure qu’ils s’exercent à prendre des risques, ils s’améliorent pour trouver ce qui semble être un pari valable. Au fil du temps, ils repèrent les meilleures options et les chances sont en leur faveur.

Les chanceux ont déjà visualisé où ils veulent que leur chance les mène. Ils savent à quel point il est agréable de voir leurs plans porter leurs fruits et ils peuvent s’y imaginer. Les chanceux ne craignent pas les obstacles.

Rendre la pareille

Les gens les plus chanceux que je connaisse ne sont pas tous des hommes d’affaires avisés ou des joueurs professionnels. Ils aiment réussir dans la vie et le travail et veulent que les autres aussi. Ils opèrent dans un esprit d’abondance. Ils ont l’impression d’avoir reçu une main gagnante par hasard, alors ils donnent toujours un coup de pouce ou font des faveurs. Ils partagent les connaissances, la richesse ou les opportunités. Ils conseillent et accompagnent les autres dans leur cheminement.

Cela crée des liens solides avec ces personnes, qui sont de ce fait chanceuses par extension. Les faveurs sont remboursées en volume et M. ou Mme Chance gagne à nouveau. C’est comme si vous créiez votre propre karma.

Pratiquer la gratitude

Les personnes chanceuses ont une attitude de gratitude. Elles peuvent régulièrement énumérer des choses qu’elles sont reconnaissantes d’avoir et de ne pas avoir. Elles se sont entraînées à remarquer quand elles ont eu de la chance, et elles ont commencé à croire que la chance les suivait partout où elles vont.

Elles disent merci pour chaque faveur. Elles n’oublient jamais une gentillesse. Leur gratitude signifie que les gens aiment faire des choses pour eux, et les portes s’ouvrent toujours. Leur immense satisfaction est contagieuse et leur proximité est une source d’inspiration. Dans A Guide To The Good Life de William B. Irvine, il décrit l’intense gratitude comme une « joie stoïque », quand nous sommes « susceptibles d’avoir de petites poussées de joie : nous nous sentirons, tout d’un coup, ravis d’être la personne que nous sommes, de vivre la vie que nous vivons, dans l’univers que nous habitons ». La fortune favorise les reconnaissants.

Garder du recul

Les personnes chanceuses ne sont pas accaparées par de petits détails sans importance. Elles ne perdent pas de temps et d’énergie avec des questions sans importance parce qu’elles savent que leur contribution est bien mieux investie ailleurs. Elles remarquent lorsqu’elles sont trop proches d’une situation défavorable. Elles peuvent rapidement changer de perspective et en choisir une nouvelle, plus favorable.

Elles cherchent à voir les ragots ou les situations mesquines pour ce qu’ils sont ; des choses qui ne les concernent pas. Elles se demandent « qu’est-ce que cela signifie vraiment ? » et ne laissent pas les croyances limitatives les accabler. Leur sens de la perspective signifie que leur état d’esprit et leurs conversations sont exempts de drame et de négativité et qu’elles sont ouvertes aux idées et aux spéculations basées sur une vue d’ensemble.

Construire un réseau

Les personnes chanceuses attirent les autres. C’est presque comme si nous pensions que leur chance déteindra sur nous si nous passons suffisamment de temps en leur compagnie. Nous pensons peut-être que nous allons apprendre quelque chose d’elles. La vérité, c’est que chaque chanceux que je connais met à jour son réseau et s’entretient régulièrement avec celui-ci. Ils s’informent, se tiennent au courant et cherchent à mieux connaître les gens. Ils ne savent pas avec certitude que cela leur apportera des moments de chance et des opportunités extraordinaires, mais c’est toujours le cas d’une manière ou d’une autre.

Les personnes chanceuses n’essaient pas de vendre à tous ceux qu’elles connaissent. Elles savent que les choses fonctionnent pour elles sans avoir besoin de pousser. Elles cherchent plutôt à rencontrer de nouvelles personnes pour apprendre d’elles et entretenir des relations. Ce sont des connecteurs prolifiques et elles semblent toujours avoir quelqu’un à vous présenter. Elles ont la réputation d’avoir toujours une solution ou de connaître une personne qui en aura une.

Avoir de la chance est un état d’esprit et un mode de vie. Devenir chanceux est possible pour tous ceux qui y croient. Agissez comme une personne chanceuse et la chance viendra vers vous.

Article traduit de Forbes US – Auteure : Jodie Cook

Les trois E d’un investissement réussi

Par Robert Kiyosaki

Selon vous, de quelle somme avez-vous besoin pour commencer à investir ?

C’est la question que l’application de finances personnelles Twine a posée récemment à la génération Y, et les réponses étaient éloquentes.

Selon l’enquête : « 46% des personnes de la génération Y estiment avoir besoin d’au moins 1 000 $ pour commencer à investir, 17% pensent qu’il faut disposer d’au moins 10 000 $ avant de pouvoir investir. »

Plus de la moitié des personnes interrogées pensaient ne pas avoir assez d’argent pour commencer à investir. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que bon nombre d’entre elles n’investissent pas. Beaucoup pensent que même 1 000 $ de plus, c’est beaucoup d’argent. Pour certaines personnes, cela peut sembler insurmontable.

Mais, en réalité, le montant n’a pas d’importance… C’est l’état d’esprit qui compte. Ceux qui pensent avoir besoin de 1 000 $ aujourd’hui auront besoin de 10 000 $ demain. Pourquoi ? Le problème ce n’est pas l’argent ; c’est la confiance.

Investir n’est pas une question d’argent

Il ne fait aucun doute que l’investissement constitue la clé de la liberté financière. En vérité, si votre QI financier est faible, la somme dont vous disposez n’a aucune importance. Dans la plupart des cas, vous ne ferez que dilapider votre argent en effectuant de mauvais placements.

Quand on m’interroge sur le montant nécessaire pour commencer à investir, je conseille aux personnes de ne pas se soucier de l’argent, mais plutôt d’acquérir des connaissances financières. Ce faisant, vous comprendrez comment trouver des placements qui attireront l’argent et vous vous rendrez compte que l’argent est inutile pour commencer à investir.

Mon premier investissement, un condo à Hawaii, a été financé par carte de crédit. Je ne recommanderais pas cela comme une stratégie standard à la plupart des gens, mais j’avais examiné des centaines de propriétés, j’avais compris à quoi ressemblait un bon investissement, et j’avais un modèle financier solide qui donnait un côté intéressant au risque. Cet investissement s’est avéré très fructueux et je n’ai pas sorti un sou de ma poche.

La réalité, c’est qu’il n’est pas difficile de commencer à investir. Il faut juste aimer apprendre et ne pas hésiter à mettre ses connaissances en pratique.

Les trois E d’un investissement réussi

Quand j’étais plus jeune, mon père riche me disait : « Les riches s’enrichissent en partie parce qu’ils investissent différemment des autres. Ils investissent dans des choses qui ne sont pas à la portée des pauvres et de la classe moyenne. Mais le plus important, c’est qu’ils ont un niveau d’instruction différent. Si vous avez bénéficié d’une bonne éducation financière, tu auras toujours beaucoup d’argent. »

Mon père riche utilisait souvent une formule simple pour réussir dans le domaine de l’investissement, c’était ce qu’il appelait « les trois E »…

1. L’éducation

La plupart des gens savent lire, écrire et compter. Mais ceux qui réussissent financièrement ont également d’autres connaissances – des connaissances financières.

L’éducation financière est fondamentale si vous voulez créer de la richesse.

Vous savez que vous êtes plus intelligent financièrement quand vous pouvez faire la différence entre :
• les bonnes et les mauvaises créances ;
• les bonnes et les mauvaises pertes ;
• les bonnes et les mauvaises dépenses ;
• les charges et les aides fiscales ;
• les entreprises pour lesquelles vous travaillez et celles que vous possédez ;
• Comment créer une entreprise, comment redresser une entreprise et comment développer une entreprise ;
• les avantages et les inconvénients des actions, des obligations, des fonds communs de placement, du commerce, de l’immobilier et des produits d’assurance, ainsi que les différentes structures juridiques.

2. L’expérience

Un investisseur prospère a un plan, il se focalise sur ce dernier et joue pour gagner. Cela ne veut pas dire que vous n’échouerez pas. L’échec fait partie du jeu. Ce qui distingue les gagnants des perdants en matière d’investissement, c’est la capacité de tirer profit des expériences, qu’elles soient couronnées de succès ou non, et de les exploiter pour s’améliorer sans cesse. C’est ce que j’entends par expérience.

La plupart des gens n’apprennent pas de leurs succès et de leurs échecs. Au lieu de cela, ils sautent d’une chose à l’autre en espérant que l’une des deux aboutira. Ce ne sont pas les conseils qui font la richesse, mais l’expérience. Et l’expérience est le moyen le plus sûr d’acquérir la confiance dont vous avez besoin pour réussir vos placements à long terme.

3. L’excédent d’argent liquide

Comme les personnes de la génération Y qui ont été interrogées par Twine, quand la plupart des gens comprennent qu’ils ont besoin d’un excédent d’argent liquide pour réussir leurs investissements, ils abandonnent. Je les entends souvent dire des choses comme « Je vis d’une paie à l’autre » ou « Je n’aurai jamais assez d’argent pour bien investir ».

Le problème, c’est que les gens entendent « trop d’argent liquide », et non « excédent d’argent liquide ».

Lorsque Kim a commencé à investir, elle a acheté une petite maison à Portland, en Oregon. Elle n’avait pas beaucoup d’argent en réserve. Mais elle avait une excellente éducation financière, un plan et elle était en train d’acquérir de l’expérience. Elle a pu économiser l’argent nécessaire pour faire un apport et acheter la propriété. Les flux de trésorerie s’élevaient à environ 25 $ par mois.

Il n’y a rien de mal à commencer petit. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Aujourd’hui, Kim possède des milliers d’appartements à travers tous les États-Unis.

Comment en est-elle arrivée là ?

Elle a commencé par acquérir une éducation financière, puis elle a appliqué ce qu’elle avait appris en investissant judicieusement une partie de son excédent de trésorerie. Vous pouvez faire de même, dès d’aujourd’hui.

« Pourquoi ne suis-je pas riche ? » La réponse se trouve dans vos connaissances en matière de finances

Robert KIYOSAKI

L’ancien conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Colin Powell, l’a bien dit : « La réussite n’a rien de mystérieux. C’est le résultat d’une préparation, d’un travail acharné, de l’apprentissage par l’échec. »

Pourtant, nous sommes nombreux à continuer de chercher des raccourcis pour atteindre nos objectifs. C’est dans la nature humaine de vouloir trouver la solution de facilité, d’éviter les erreurs et de se tenir loin des difficultés. Mais à moins d’avoir gagné à la loterie ou de toucher un héritage important, peu de gens atteignent la liberté financière sans se retrousser les manches, sans prendre quelques mauvaises décisions en cours de route et sans appliquer les leçons apprises à mesure qu’ils progressent.

En chemin, vous vous heurterez sans aucun doute à des obstacles – beaucoup de gens sont découragés et abandonnent immédiatement. D’autres jouent pendant un certain temps mais, sans résultat, ils abandonnent rapidement. Seul un petit nombre de personnes tenaces peut se frayer un chemin à travers toutes ces contrariétés et atteignent la plénitude.

Quand les arbres cachent la forêt

Je rencontre souvent des gens qui suivent ce chemin depuis un certain temps et qui ne comprennent pas pourquoi ils ne se rapprochent pas davantage de la richesse. Ils ont lu des livres, suivi des cours et ils peuvent lire et interpréter facilement la chronique financière dans le journal.

Bon nombre d’entre eux me contactent et me disent : « J’ai des connaissances en matière de finances, mais pourquoi ne suis-je pas encore riche ? »

[Lire aussi : Huit façons de devenir riche]

Ma réponse est la suivante : « Peut-être que ce qui vous empêche d’avancer n’est pas ce que vous faites, mais ce que vous ressentez. »

Quand ils me regardent avec étonnement, je leur explique que nos émotions et nos comportements dictent notre avenir de façon plus importante que nous ne voulons l’admettre. Et parfois, ce sont les choses que nous ressentons ou les attitudes que nous adoptons qui nous empêchent d’aller de l’avant.

Si vous souscrivez à la loi de l’attraction, vous savez que les pensées deviennent des choses. Et chaque jour vous avez beaucoup de pensées – votre propre esprit pourrait-il saboter vos objectifs ?

Cinq questions pour vous aider à découvrir pourquoi vous n’êtes pas riche… pour l’instant !

Certaines personnes possèdent des compétences financières sans toutefois pouvoir accumuler d’importantes colonnes d’actifs susceptibles de produire un important flux de trésorerie, et ce pour cinq raisons majeures. La plupart des gens sont, consciemment ou inconsciemment, aux prises avec un ou plusieurs des facteurs suivants. Il n’est pas facile de sortir gagnant, mais c’est nécessaire si vous voulez atteindre la vraie richesse. Examinons chacun d’entre eux.

1. Est-ce la peur qui m’empêche d’être riche ?

C’est de loin la raison la plus fréquente. Si vous n’aviez peur de rien, que feriez-vous en ce moment pour vous enrichir ? Démissionneriez-vous ? Lanceriez-vous votre propre société ? Investiriez-vous votre épargne dans des actifs ?

Tant de gens passent leur temps à lire, à étudier et à améliorer leurs connaissances financières, mais lorsqu’il s’agit de mettre en pratique ces connaissances, ils rechignent. Ils ont peur.

La peur est compréhensible. Prendre des risques, opérer des changements, c’est effrayant. C’est normal d’avoir peur. Ce qui ne l’est pas, c’est de laisser votre peur vous submerger au point de ne pas agir. C’est à ce moment-là que la peur n’est plus un état naturel mais un obstacle qui se dresse sur le chemin de la vraie liberté. La peur peut même être votre alliée.

2. Est-ce le cynisme qui m’empêche d’être riche ?

Le cynisme est une autre forme de peur. C’est une méfiance qui vous empêche d’acquérir la confiance nécessaire pour aller de l’avant. Il se peut que cette méfiance soit dirigée contre vous-même, elle se manifestera alors par un doute écrasant. Il peut s’agir de paranoïa au sujet des marchés, de remise en question d’un accord solidement conclu ou de retrait d’un investissement à la dernière minute.

Quelle que soit la façon dont le cynisme se manifeste, il vous empêchera d’avancer. Vous devez apprendre à faire la distinction entre une véritable inquiétude et une peur exagérée. Si vous avez des compétences financières et que vous avez travaillé, vous devez avoir confiance en vos capacités. Ne laissez pas les autres vous dissuader de ce que vous savez être juste, et ne doutez pas vous-même de vos connaissances.

3. Est-ce la paresse qui m’empêche d’être riche ?

Nous pensons tous savoir à quoi ressemble la paresse : rester allongé sur le canapé pendant cinq heures d’affilée, regarder Netflix et manger du pop-corn. Si vous accusez une personne qui travaille dur d’être paresseuse, la riposte sera terrible.

Mais la paresse touche chacun d’entre nous, et les personnes débordées sont souvent les plus paresseuses de toutes. Nous sommes facilement « débordés » lorsqu’il s’agit de nous occuper de choses importantes comme notre santé, notre famille et notre argent. Nous travaillons toute la journée et, lorsque nous rentrons chez nous, nous sommes trop épuisés pour faire quoi que ce soit d’autre.

Lorsque nous ne sommes pas pris par notre travail ou notre famille, nous sommes souvent occupés à regarder la télévision, à jouer au golf ou à faire les courses. Pourtant, au fond de nous, nous savons bien que nous passons à côté de quelque chose d’important.

C’est la forme la plus courante de paresse : la paresse en étant occupé.

Alors, soyez honnête avec vous-même. Est-ce que votre excuse pour ne pas investir consiste à dire que vous êtes trop occupé ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Par quoi êtes-vous réellement débordé ? Et en quoi cela vous empêche-t-il d’atteindre votre liberté financière ?

4. Est-ce que ce sont les mauvaises habitudes qui m’empêchent d’être riche ?

Les habitudes régissent notre avenir. Cultivez les mauvaises, et votre avenir échappera à votre contrôle.

Les mauvaises habitudes sont souvent les pires choses qui nous empêchent d’avancer. Il est extrêmement difficile de s’en défaire ; il faut de la discipline et des efforts permanents.

Beaucoup de gens ne s’auto-disciplinent pas et ne sont pas en mesure de se débarrasser de leurs mauvaises habitudes. Pire encore, beaucoup de gens ne se rendent même pas compte que leurs habitudes sont mauvaises dès le départ. Par exemple, lorsque vous vous réveillez tard le week-end, vous pensez peut-être rattraper des heures de sommeil. Mais cette habitude vous fait perdre plusieurs heures, que vous pourriez consacrer à la recherche d’investissements ou au développement d’une activité secondaire.

Réfléchissez à vos habitudes. Certaines peuvent être tellement ancrées dans votre routine que vous ne les remarquez pas. Mais dans quelle mesure vous empêchent-elles d’avancer ?

5. Est-ce l’arrogance qui m’empêche d’être riche ?

Mon père riche disait souvent : « Chaque fois que j’ai été arrogant, j’ai perdu de l’argent. Lorsque je suis prétentieux, je crois vraiment que ce que je ne sais pas n’est pas important. »

J’ai constaté que bon nombre de personnes utilisent l’arrogance pour essayer de cacher leur propre ignorance. Elles se vantent et compensent de manière excessive avec la confiance pour cacher le fait qu’elles ne savent pas ce qu’elles font. Au lieu de reconnaître en toute modestie qu’il existe des domaines dans lesquels elles doivent s’améliorer, elles attribuent la responsabilité de leurs propres échecs aux autres et aux circonstances.

Pour le dire autrement, beaucoup de personnes arrogantes liront cet article et penseront probablement : « Ça ne s’applique pas à moi. » Allez savoir !

Si vous ne pouvez pas être honnête et modeste lorsqu’il s’agit de vous, vous n’avez aucune chance d’atteindre la liberté financière.

Comment devenir riche ? Changez votre état d’esprit, changez votre vie

Si vous êtes concerné par un ou plusieurs des éléments mentionnés ci-dessus, ne vous inquiétez pas – vous avez tout de même de très bonnes chances de réaliser tous vos rêves financiers. Tout ce que vous avez à faire est d’apprendre à détruire les obstacles qui vous empêchent d’avancer. Bien sûr, ce n’est pas facile. En fait, si ce n’était pas si difficile, tout le monde serait riche. Mais reconnaître les facteurs qui vous empêchent de devenir riche est la première étape. Avec de la pratique, vous pouvez surmonter ces mauvaises habitudes et émotions et trouver le chemin qui vous mènera vers la liberté.

Richard Branson aime les défis.

Richard Branson | Crédit Photo : Adam Jeffery/CNBC/NBCU Photo Bank via Getty Images
Forbes

C’est pourquoi lors de la célébration de son 65ème anniversaire en 2015, le créateur de Virgin et entrepreneur visionnaire a annoncé qu’il accomplirait 65 défis dans l’année à venir, dans le cadre de la campagne #ChallengeRichard.

Ces 65 défis prenaient leur source dans quatre lettres rédigées par Richard Branson destinées à lui-même, aux âges de 10, 25, 50 et 65 ans.

Voici le résultat.

La lettre de Richard Branson à lui-même à l’âge de 10 ans

Dans Ma Lettre à moi-même à l’âge de 10 ans, Branson encourageait le jeune Ricky à s’atteler à l’esprit d’aventure et de ne jamais arrêter de rêver.

Il disait à son moi plus jeune qu’il devrait, comme tout le monde, faire face à des défis mais concrétiser ses rêves quoi qu’il arrive.

Certains de ses meilleurs conseils sont notamment :

  1. « Tu resteras curieux grâce à l’esprit d’aventure ; sois ouvert à d’autres opportunités ; et engage-toi dans ta quête pour prouver que l’impossible n’est qu’un mot. »
  2. « Ne t’arrête jamais de rêver et de créer. »
  3. « Ne laisse personne t’écarter de tes rêves. »
  4. « Tu devras faire face à plusieurs défis, souvent avoir l’impression que tu ne rentres pas dans les cases et que tu ne seras pas capable de tenir le coup. Que cela ne te stoppe pas. Utilise ton imagination pour trouver d’autres manières d’y arriver. »
  5. Tu feras de nombreuses erreurs et échoueras plusieurs fois. Cependant ne te décourage pas, l’échec nous donne la plus grande leçon de vie et nous montre souvent une meilleure manière d’accomplir les choses. »
  6. Par dessus tout, rappelle-toi de toujours t’amuser. »
  7. « En vieillissant, tu comprendras à quel point il est important de faire ce que l’on aime et d’aimer ce que l’on fait. Ne perd pas ton temps à faire des choses qui ne t’intéressent pas »

La lettre de Richard Branson à lui-même à l’âge de 25 ans

Dans Ma lettre à moi-même à l’âge de 25 ans, Richard Branson encourageait son jeune moi à s’en tenir à son entreprise, Virgin. Il se mettait en garde face aux obstacles à venir et se conseillait de se concentrer sur ses objectifs, même en cas d’adversité.

Branson écrivait aussi sur la nécessité d’apprendre de ses erreurs et de transformer les défis en opportunités.

Certains de ses meilleurs conseils sont notamment :

  1. « La route est semée d’embûches. Il y aura des moments où tu voudras tout arrêter. Ne le fais pas. En transformant les défis en opportunités, tu trouveras un succès que tu n’aurais jamais imaginé pouvoir accomplir. »
  2. « Tu ne réussiras cependant pas toujours et même, tu échoueras plusieurs fois. Ce n’est pas grave parce que l’échec fait inévitablement partie de la vie personnelle et entrepreneuriale. »
  3. « Il est important que tu te relèves, que tu reviennes sur tes pas, pour analyser ce qui n’a pas marché et pour apprendre de tes erreurs. »
  4. « Il faut saisir toutes les opportunités. Dans le futur, ta réussite en affaires dépendra de ta volonté de prendre des risques calculés. »
  5. « Ne laisse pas les récalcitrants te décourager. »
  6. « N’aie pas peur de déléguer tes responsabilités. »
  7. « Ta capacité à prendre des risques calculés et ton éternel optimisme te mèneront vers de grandes choses, aussi bien en affaires que dans ta vie privée. »

La lettre de Richard Branson à lui-même à l’âge de 50 ans

Dans Ma lettre à moi-même à l’âge de 50 ans, Branson, qui est aussi surnommé Dr. Yes par certains membres de l’équipe de Virgin (en raison de sa tendance à dire presque automatiquement « yes » (oui) aux bonnes idées), conseillait à son moi plus jeune d’avoir un plus grand impact social et d’aider la vie des gens.

Certains de ses meilleurs conseils sont :

  1. « Tu ne t’es jamais lancé dans les affaires pour faire des bénéfices mais au contraire pour aider les gens dans leurs vies. »
  2. « Il revient à nous tous de créer le monde dans lequel nous voulons vivre et cela est possible si les gouvernements, les entreprises et les gens travaillent main dans la main. »
  3. « Si tu as besoin de plus de motivation pour agir, pense à tes enfants. »
  4. « Les gens passionnés sont des gens heureux. Le futur a besoin de jeunes leaders confiants, heureux et passionnés voulant défier le statu quo et se battre pour leurs propres convictions. »
  5. « De plus, la vie est plus amusante quand on travaille avec sa famille et ses amis. »
  6. « … le ciel ne sera plus la limite et le futur sera radieux si tu continues de chercher des opportunités là où les autres ne voient que des défis. »
  7. « Rappelle-toi simplement que, quoi que tu fasses et où que tu ailles, tes paroles et tes actes ont un but. »

La lettre de Richard Branson à lui-même à l’âge de 65 ans

Dans Ma lettre à moi-même à l’âge de 65 ans, Branson se dit à lui-même que la vie vaut la peine d’être vécue.

Celui qui se décrit comme « aventurier, philanthrope et fauteur de troubles confirmé » croit fortement que les affaires peuvent aussi être au service du bien.

Branson écrit notamment sur le monde dans lequel il voudrait vivre et reconnait qu’il reste beaucoup à faire pour y parvenir.

Certains de ses meilleurs conseils sont :

  1. « Oui, l’espèce humaine fait face, en ce moment, à de nombreux défis mais l’esprit d’entreprise est florissant et participe grandement à la construction d’un monde dans lequel tous les gens et la planète sont prospères. »
  2. « Continue de t’amuser, de prendre des risques et de tirer le meilleur des gens. »
  3. « Continue de voir les choses en grand et d’assouvir les désirs de ton coeur. »
  4. « Continue de voir le monde avec un enthousiasme émerveillé et de croire que nous sommes plus forts ensemble pour faire face aux problèmes que nous rencontrons. »
  5. « Garde ta joie de vivre, ta passion et ta fougue et rappelle-toi toujours ce que disait Steve Jobs : « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le changent. »
  6. « Le plus important, c’est de garder les pieds sur terre, cela reste le meilleur moyen d’apprendre et d’aller de l’avant. »
  7. « Le moment de se relâcher n’est pas venu ; tes meilleures années sont à venir, alors entretiens ton corps et ton esprit et laisse ton cœur aimer. »

Le Succès Cache Encore Bien Des Mystères

Par Jo Cohen

Sans constituer une garantie, méditer augmente à coup sûr les chances de succès… D’autres facteurs entrent en ligne de compte, à commencer par la chance. Le bon moment a également son mot à dire. 

Des modèles et des rêves

Lancer son entreprise. Devenir champion olympique. Remporter une distinction honorifique. Devenir célèbre. Réussir un concours. Qui n’a pas rêvé de réussir dans tel ou tel domaine de sa vie ? Même si nombre d’auteurs – anglo-saxons pour une majorité – ont consacré des milliers d’ouvrages à ce sujet, révélant des méthodes « infaillibles » pour réussir, le succès garde une large part de mystère. On peut réussir à un moment de sa vie et connaître l’échec à un autre. La carrière de Steve Jobs, souvent citée en exemple, n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a créé Apple avec Steve Wozniak le 1er avril 1976 à Cupertino, mais fut écarté de son entreprise en septembre 1985. Il crée alors la société Next, mais sans connaître le succès tant espéré. C’est lors de son retour à la tête d’Apple début 1997 que sa carrière prend un virage qui le mènera tout droit vers le succès. La vie est ainsi faite.

Réussir en France

Depuis peu, de plus en plus de Français veulent réussir à lancer leur entreprise. Ils échouent très souvent à la première tentative et se posent la question : dois-je recommencer ? Pourquoi pas ? A condition de surmonter le sentiment d’échec. Le concept américain des « Fuck Up Nights » – rencontres au cours desquelles des entrepreneurs viennent parler de leurs échecs – a traversé l’Atlantique et trouvé un certain écho en France grâce à la blogueuse Delphine Pinon. Elle a réussi à se faire un nom dans le monde des entrepreneurs grâce à ses analyses lucides de ses échecs. Suivant ses traces pour rompre avec l’image édulcorée de la success-story, de jeunes entrepreneurs français viennent régulièrement à ses soirées afin de parler eux aussi de leurs échecs, sans tabou et dans une ambiance festive. Une manière de tordre le cou au tabou de l’échec qui paralyse tant la société française et de clamer haut et fort qu’il suffit de rebondir et de faire de l’échec un atout.

Fuck Up Nights

Accepter l’échec fait partie du jeu pour progresser. Entre dédramatiser l’échec et le banaliser, il faut trouver le juste milieu, surtout que l’échec n’est pas un point de passage obligé. Elles ont également montré que certaines « bonnes pratiques » pouvaient en diminuer la probabilité. Exemple : valider au maximum son projet. Pour cela, il ne faut pas hésiter à se faire par moment l’avocat du diable en prenant le contre-pied de ses propres croyances afin d’explorer différentes facettes du problème à traiter. Une telle démarche exige beaucoup de flexibilité et surtout de ne pas être attaché de manière rigide à son point de vue. Il ne faut pas hésiter non plus à écouter les avis des autres, à favoriser la confrontation d’idées en ne s’entourant pas de « béni oui oui » ou encore à faire le naïf. Si les ouvrages ne manquent pas de bons conseils, le succès n’en garde pas moins une grande part de son mystère.

La musique, un talent qui en entraîne un autre

Dans cette quête aux « bons conseils », la musique semble tenir une place à part. Nombre de personnes ayant réussi dans leur domaine ont pratiqué à un moment donné la musique dans leur existence. Tout le monde a en tête le cas du président Bill Clinton et son saxophone ou celui de Valérie Giscard d’Estaing et son accordéon. Condoleezza Rice, secrétaire d’état de George W. Bush, a suivi un cursus pour être pianiste de concert. Alan Greenspan, ancien président de la FED, la réserve fédérale américaine, jouait de la clarinette et du saxophone en tant que professionnel. Le milliardaire Bruce Kovner, président du fond de couverture Caxton Associates, a été pianiste après avoir suivi les cours de la Juilliard School.

Dans le secteur des nouvelles technologies, Paul Allen, cofondateur de Microsoft a joué de la guitare. Larry Page, co-fondateur de Google, jouait du saxophone à l’école secondaire. Dans le domaine du cinéma, Steven Spielberg et Woody Allen jouaient tous deux de la clarinette. Hasard ? Pas vraiment.

Plusieurs études ont noté une forte corrélation entre la musique et la réussite scolaire. Une solide formation en musique semble favoriser le succès dans d’autres domaines. Beaucoup de bons élèves expliquent que la musique ouvre les voies de la pensée créatrice et favorise l’esprit de collaboration, la concentration et la capacité d’écoute. La musique développe le cerveau droit.

Cette relation entre réussite et musique montre que le succès vient de l’intérieur.

Pensez aux pauses !

Dans cette perspective, la prise de recul apparaît aussi comme un autre facteur favorable. L’entrepreneur dans la restauration « slow food » Erik Oberholtzer, basé à Los Angeles, décide de faire une pause en 2012 afin de passer 3 semaines dans les Himalayas. Laissant mobile et e-mail derrière lui, ce quadra pouvait se consacrer entièrement à ce trek. « Dans un monde où nous sommes tellement hypnotisés par le tout numérique, il est bon de mettre simplement un pied devant l’autre » expliquait-t-il dans une interview au Wall Street Journal. La dernière fois qu’il s’était senti stressé à ce point, c’est lors de sa deuxième année d’études à la Drexel University à Philadelphie. C’est alors qu’un ami lui conseille d’apprendre la méditation transcendantale. Depuis, il médite chaque jour. C’est même la première chose qu’il fait après s’être brossé les dents. Il attribue son succès à cette capacité de recul que lui apporte la méditation. Il a créé une chaîne de treize restaurants en Californie.

« Réinventer la réussite : le secret qui a changé sa vie » ! C’est sous ce titre que le Huffington Post publiait un article consacré à l’acteur australien Hugh Jackman, interprète d’un personnage du monde des X-Men. Il a joué ce personnage pendant plus de treize ans. Son travail d’acteur nécessitait des entraînements intenses et éprouvants qu’imaginent sans mal ceux qui ont vu cette série. Son secret : la méditation transcendantale.

Elle a «changé sa vie» et lui a appris à mieux connaître son corps. Il fait face aux contraintes de son métier depuis plus de dix ans grâce à cette pratique. Pendant qu’il médite, il lâche prise. Dans une interview sur la chaîne d’Oprah Winfrey, Hugh Jackman précise que rien ne lui a jamais autant ouvert les yeux que la méditation transcendantale : « Cela me rend calme et heureux et cela apporte un peu de paix et de silence à ma vie plutôt chaotique! » Ces cas deviennent monnaie courante. Ray Dalio, fondateur du plus important Hedge Fund au monde a également réussi grâce à la pratique de la méditation.

Dans toutes les civilisations, les lois du succès ont hanté l’humanité depuis la nuit des temps. Dans la tradition védique, de laquelle est issue la méditation transcendantale, les lois du succès sont expliquées dans l’Atharva Véda.

Ce texte considère qu’un homme faible ne peut pas atteindre le succès dans sa vie. Autre texte védique majeur, le Yajur Véda précise pour sa part qu’un corps sain et qu’un esprit sain sont nécessaires pour atteindre le succès. Pour l’essentiel, le chemin qui mène au succès consiste simplement à être en accord avec les lois de la nature.

Méditer matin et soir permet de vivifier ce lien profond avec la nature. Grâce à cette pratique, des qualités essentielles à la réussite se développent sans effort : sentiment de gratitude envers la nature, respect d’autrui, positivité, prise de bonnes décisions et acceptation de ce que nous sommes.

La méditation développe le sens de notre responsabilité dans chaque situation que nous vivons.

Elle conduit à ne blâmer personne de nos échecs et développe la prise de conscience que derrière chaque problème se cache une opportunité pour avancer sur la voie du succès.

La méditation apporte enfin le détachement nécessaire pour ne plus ressentir le besoin de défendre son point de vue et ainsi rester ouvert à tous les points de vue.

Elle conduit à réaliser tous les désirs de réussite sans effort, car c’est ainsi que la nature fonctionne, sans effort et en toute simplicité.

 

L’histoire du taureau de Wall Street et sa morale

Je vous présente le taureau de Wall Street.
Le voici qui charge fièrement dans la mini-capitale financière du monde, à deux pas de la Bourse de New-York.

Si vous vous rendez à Manhattan pour l’admirer, vous constaterez qu’il est sans cesse entouré d’un attroupement de touristes avides de se prendre en photo avec cet immense et majestueuse statue.

C’est l’œuvre d’Arturo di Modica.

À la suite du crash boursier de 1987, il voulut offrir un symbole d’optimisme, de force et de prospérité à la ville.

Sans prévenir, le 15 décembre 1989, il déposa son œuvre devant un grand sapin de Noël au cœur de Manhattan, devant la bourse de New-York.

Un très beau cadeau, dont les new-yorkais devraient être reconnaissants, puisque le taureau et son installation lui a coûté la modique somme de 360 000 $. [1]

Sur le moment, les services de la ville, surpris, ont évacué la statue.

Finalement, devant la majesté de cet animal de bronze, il fut décidé de le placer définitivement à Wall Street sur la place de Bowling Green.

Mais un rebondissement complètement inattendu se produira bien des années plus tard…

Le 7 mars 2017, presque 30 ans plus tard, une seconde statue fait son apparition devant le fameux taureau !

Une petite fille, œuvre de l’artiste Kristen Visbal, les mains sur les hanches, jette un regard de défi au taureau en pleine ruée.

Au départ, la statue est présentée comme un message d’affirmation pour les femmes.

En réalité, cet ajout, appelé Fearless Girl (La Fille Intrépide), est un coup de communication de l’agence publicitaire McCann New York pour le compte de la firme financière State Street Global Advisors.

À la veille de la Journée Internationale des Femmes, la société voulait faire parler de son nouveau fonds de placement axé sur la diversité homme-femme.

Une opération publicitaire quelque peu cynique qui ne va pas sans poser quelques questions.

C’est d’abord Arturo di Modica, père du taureau de Wall Street, qui dit son mécontentement.

Pour lui, cette statue exploite son œuvre à des fins purement commerciales.

Rappelons que, pour sa part, il a financé le taureau de sa poche alors que la petite fille est payée par une entreprise financière.

Pire encore, son travail est détourné !

Pour Modica, la statue représente la prospérité et la force.

Il l’a sculptée pour donner vigueur et courage aux new-yorkais dans un moment difficile.

Cette petite fille ajoutée de façon impromptue transforme le fier animal en quelque chose de mauvais et de menaçant.

Difficile de ne pas être d’accord avec di Modica qui voit le message de son œuvre saboté pour des motifs commerciaux.

Dans cette drôle d’histoire, il est ironique, et révélateur, de voir que le taureau représente l’intégrité artistique.

Il a beau être le symbole de Wall Street et du capitalisme souvent décrié, c’est bien lui qui envoie un message sincère et optimiste.

En face, la petite fille qui semble lutter pour la justice sociale n’est en fait qu’une pirouette commerciale qui cache ses véritables intentions (vendre un fonds de placement).

Attention, je ne dis pas qu’il y a du mal à faire du profit, nous sommes bien placés pour le savoir.

Mais de là à se présenter en justicier et à déformer le travail des autres pour faire de l’argent, il y a un pas qui ne devrait, à mon humble avis, pas être franchi si facilement.

Que dirions nous si Coca Cola venait placer son logo sur la Joconde en prétendant vouloir faire de l’art ?

En outre, rappelons que le véritable adversaire du taureau, symbole du marché haussier, est l’ours, qui représente le marché baissier.

Cette petite fille n’a rien à fiche dans cette histoire !

Plus encore, on peut y voir une volonté de diviser la société entre les taureaux agressifs et les petites filles sans peur et sans reproches.

Ces contradictions n’ont pas échappées à un autre artiste.

Car, une fois de plus, je dois vous dire que l’histoire ne s’arrête pas là.

En mai 2017, l’artiste Alex Gardega veut montrer sa solidarité avec le taureau de Wall Street.

Il ajoute un petit chien en papier mâché urinant sur la petite fille, le Pissing Pug.

Le chien est plutôt moche et Gardega affirme l’avoir fait exprès pour souligner la médiocrité de l’œuvre de Kristen Visbal.

À son tour, il souligne le détournement déloyal de l’œuvre de Modica et l’agenda cynique de Fearless Girl.

Nous voilà en pleine guerre des artistes !

Le chien n’est pas resté une journée.

Il fut rapidement retiré par l’artiste lui-même mais eut le temps de faire le tour de la presse.

Je ne veux pas vous retenir plus longtemps et je sais que vous êtes occupé, mais il y a ENCORE un ultime rebondissement qui vient donner toute sa saveur à cette histoire.

Quelques mois plus tard, State Street Global Advisors, la firme même qui a mandaté Fearless Girl et paradé bruyamment pour l’égalité entre hommes et femmes, fut condamné à une amende de 5 millions de dollars pour avoir payé ses employés féminins moins que ses employés masculins.

Quelle leçon pouvons-nous tirer de tout ça ?

En tant que férus d’économie et de finance, nous subissons souvent les reproches gratuits de la société.

Mais, comme Arturo di Modica, nous ne devons pas perdre de vue les raisons premières qui font de nous des investisseurs.

Quoiqu’en disent les esprits chagrins, nous participons à une des plus grandes aventures humaines.

Le Progrès est possible grâce à nos économies avancées qui déploient des mécanismes très complexes pour des résultats que personne n’aurait pu imaginer il y a seulement 100 ans !

Soyez fiers de posséder des actions, de l’or ou des bitcoins !

Soyez fiers de prendre des risques là où les autres tremblent, soyez fiers de ne pas faiblir devant les critiques faciles de ceux qui, au fond, regrettent de ne pas être à votre place.

Ce symbole vous aide à affronter la maladie

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous connaissez, bien sûr, le signe du Tao :

Ses significations sont multiples et très profondes. Mais commençons par celle qui nous concerne directement : la santé et la maladie.

La partie blanche est la santé, la partie noire, la maladie.

Le point noir dans la partie blanche indique que, même si votre santé est excellente, vous avez toujours, quelque part, un petit problème. « Dans la vie, il y a toujours un os » est l’expression qui correspond en français.

Cela peut paraître un peu pessimiste, mais regardons maintenant le point blanc dans la partie noire.

Cette fois, c’est l’inverse : même si la maladie paraît totale, la situation désespérée, il existe toujours un espoir. « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », dit-on chez nous. « Tous les nuages noirs ont leur frange d’or » est une autre expression qui dit la même chose.

Le signe du Tao doit être vu comme un symbole dynamique : le point blanc a vocation à s’étendre, le point noir également, et donc les deux parties à s’inverser. Cela représente nos vies, qui alternent entre plénitude et maladie, mais sans jamais atteindre le blanc ni le noir total.

Rien de très extraordinaire jusque-là, me direz-vous.

Vous avez raison.

Mais attendez la suite :

Là où ça devient intéressant

Cette histoire de « rien n’est complètement blanc, rien n’est complètement noir » n’est pas le message principal du signe du Tao.

Avant tout, il faut regarder la ligne sinueuse qui traverse le cercle, à la frontière entre le blanc et le noir.

Cette ligne représente le chemin de votre vie.

Tao, ou plus exactement dao , signifie, en effet, « la voie » ou « le chemin ».

Et c’est là que ça devient intéressant.

La découverte du signe du Tao est une des plus grandes percées jamais réalisées par l’Homme pour comprendre comment mener une vie réussie.

Il nous enseigne que le chemin d’une vie réussie passe juste à la limite entre la sérénité, la santé idéale (partie blanche) et le chaos (partie noire).

En effet, quelqu’un qui traverserait toute sa vie en restant bien confortablement installé dans la partie blanche, qui serait constamment en bonne santé, en paix, dans la sérénité, et donc n’affronterait aucune épreuve, ne peut incarner l’idéal de l’Homme.

Trop tranquille, la vie en lui s’étiolerait. Il n’accumulerait ni expérience, ni sagesse, ni force. La vie a besoin d’être soumise à un certain niveau de tensions, d’épreuves, pour être intéressante. Il n’y a pas de héros sans épopée. Pas d’Hercule sans les « 12 travaux ». Pas d’Ulysse sans tempêtes, pas de Jésus sans crucifixion.

Réciproquement, celui qui passerait toute sa vie dans le chaos, la maladie totale (partie noire), serait tellement accablé de souffrance et de malheurs qu’il ne pourrait construire quoi que ce soit.

Il faut parvenir à mettre à distance la maladie ou le handicap. Ils ne doivent pas représenter toute notre vie, notre seule et unique préoccupation. C’est l’épreuve que nous devons franchir pour quitter la zone noire et rejoindre le chemin sinueux, riche de progrès et d’enseignements, qui se trouve à la limite entre le blanc et le noir, et qui nous permet d’avancer dans la vie.

La force des symboles

Autrefois, les gens ne lisaient pas, ne philosophaient pas, n’analysaient pas les choses comme nous le faisons aujourd’hui.

Symboles et récits sont la façon naturelle pour l’être humain de connaître et de comprendre les choses. C’est pour cela qu’on raconte des histoires aux enfants.

Le signe du Tao, donc, a permis d’enseigner une sagesse très profonde à des millions d’hommes durant les millénaires de la civilisation chinoise.

Pour mes fidèles lecteurs qui ont lu ma récente lettre sur saint Georges et le Dragon, c’est la même idée qui s’exprime.

Saint Georges s’ennuie, en réalité, dans sa forteresse. Il s’étiole. Le calme absolu d’une vie trop bien réglée ne lui convient pas. Mais il ne doit pas non plus être emporté par le Dragon dans sa caverne sombre, où il disparaîtrait. Là où saint Georges est à sa place, vit, « s’éclate » même – diraient les jeunes –, c’est dans son combat victorieux contre le Dragon.

C’est cela qui va lui valoir la belle princesse et le trésor.

De même, dans nos vies, et face à la maladie, le « chemin » se trouve là où nous décidons de nous prendre en main et de lutter, enfin, sérieusement, contre les maux qui nous menacent.

C’est, si j’ose dire, ce que vous faites quand vous lisez un de nos dossiers et que, courageusement, vous passez à l’action ! Vous êtes alors de retour sur la ligne sinueuse du Tao, le chemin de la vie qui vous permet d’avancer !

À votre santé !

JM Dupuis

La vie de saint Georges ne se passe pas dans le calme ennuyeux d’un château isolé (santé parfaite).

Il ne se laisse pas non plus dévorer par le Dragon (maladie).

Il trouve le bonheur, le sens de sa vie, dans ce subtil équilibre où il a un pied dans le chaos, le combat (les problèmes de santé), mais où l’autre est déjà dans la paix, le bonheur auprès de sa princesse (la guérison).

Ayant mené ce combat victorieux, saint Georges, fier chevalier à l’armure étincelante, chevauchant un magnifique cheval blanc, incarnera aux yeux de tous l’héroïsme, l’aventure, la gloire.

Le combat est exaltant. On sent qu’il y met le meilleur de lui-même, qu’il déploie toutes ses forces. Les angoisses, le temps, n’existent plus. Il est dans l’action bien orientée, celle qui tend non à détruire mais à rétablir la paix, le calme, l’ordre et, dans notre cas, la santé.

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